Edito de novembre 2018  (Robert Gerbet - Gouverneur)



ddLiberté, Liberté chérie…

Une expression extraite du sixième couplet d'un chant patriotique écrit par Rouget de Lisle en 1792 et chanté par les volontaires marseillais en route pour rejoindre l'armée du Rhin…

Ce L de Liberté qui orne notre insigne depuis 1919 (année de l'adoption de notre insigne actuel) et qui nous rappelle, si besoin, que le Lionisme ne peut s'exercer que dans un climat serein de liberté d'opinion et d'expression, de réunions et d'échanges sans distinction ni de religion ni de culture.

Cependant, ne déclame-t-on pas également qu'elle finit au moment où celle de l'Autre commence ?

Mais alors la liberté d'autrui aurait-elle plus de valeur que la mienne et si sa liberté me contrarie, que risque-t-il de se produire entre nous : indifférence, alterca-tion, dégradation des relations, conflits, agressivité verbale, violence physique...

Et c'est bien connu l'enfer, c'est les autres !

De là à penser que pour être totalement libre, il convient simplement d'éviter les autres... Cela reviendrait à ériger l'individualisme en une valeur suprême tandis qu'un égocentrisme démesuré finirait par annihiler tout espoir de solidarité ou d'appartenance à un groupe.

Alors la liberté : un droit, un devoir ou le syllogisme des deux ?

Et si le Droit était tout simplement le chevalier servant de la Liberté ?

En définitive, la liberté est un concept dynamique qui nous permet de mettre en oeuvre notre engagement, notre responsabilité et notre volonté de servir, d'ailleurs ne fait-elle pas partie intégrante du code d'honneur qui fait de nous des Lions ?

Pour conclure, je vous laisse libre de réfléchir sur le principe de la poussée d'Archimède revisitée par Philippe Bouvard :

« Toute idée plongée dans une assemblée de plus deux personnes subit un coefficient de dilution égal au nombre des susceptibilités froissées multiplié par la somme des ambitions individuelles contrariées ».

Robert GERBET